Depuis quelques jours, les visites et les inscriptions sur le site s’accélèrent. C’est sûrement du fait des résultats médiocres du PSG depuis le début de l’année. Sébastien Bazin ayant appelé de ses vœux l’arrivée de nouveau investisseur, l’occasion est belle de franchir une étape capitale pour notre projet. Lire la suite de cet article
3 victoires en quatre matchs et le sourire revient un peu sur le visage tendu du supporter parisien que je suis. Je pense ne pas être le seul à ressentir ça en ce moment. Même si les rabat-joie nous expliquent que Boulogne et Sainté sont de bien tendres adversaires, que Auxerre n’était pas au top… et bla bla bla. Il y a tout de même quelques motifs d’espoir au regard des statistiques (on s’accroche à ce qu’on peut). Les yeux rivés sur le générateur de classement du site Poteau Rentrant, je triture les chiffres pour percevoir des signes d’un avenir rayonnant.
En premier lieu, le classement à la moyenne anglaise (outil assez utilisé par les coachs pour affiner la perception de la situation en cours de saison) positionne le PSG au 5ème rang, derrière Bordeaux, Montpellier, Marseille et Valenciennes.
Deuxième indicateur : notre classement après 16 matchs la saison passée. A l’époque, Paris pointait à la 6ème place avec 26, soit un seul de plus que cette saison. Avec un bilan de 8 victoires, 2 nuls et 6 défaites et 17 buts marqués pour 13 encaissés, le PSG du passé semble légèrement plus réaliste et bien moins flamboyant. Comme l’an passé, une série de bons résultats pourraient nous replacer tout près du podium.
Comme troisième stat, refaisons le classement avec un mini-championnat des 10 premiers (de Bordeaux à Paris donc) et regardons la moyenne de points par match du PSG. A ce petit jeu, les joueurs de la capitale sont plutôt bons avec 1,5 points de moyenne. Se classant à la 4ème place, ils sont plus performants que Bordeaux et Lille.
Passons à une évaluation plus individuelle. Au classement du réalisme (4 buts et plus inscrits en L1), notre buteur vedette, Mevlut Erding est 4ème avec une moyenne de 0,55 buts par match, le plaçant devant Chamakh, Gignac et Niang.
Enfin, concluons l’analyse par une stat vraiment tirée par les cheveux. Si tous les matchs du championnat s’étaient arrêtés à la 73ème minute de jeu, le PSG serait tout simplement leader de la L1 avec 32 points (9 victoires, 5 nuls et 2 défaites et 19 buts marqués pour 7 encaissés). Si cette stat est fantaisiste, elle à le mérite de pointer du doigt le gros point faible des joueurs de Kombouaré cette saison : le dernier quart d’heure de jeu aura coûté 9 buts et 7 points au PSG.
Samedi 31 octobre, L’Equipe mag publiait un article au titre évocateur : « Le flop du foot participatif ». Le site des Socios à Paris est lancé depuis quelques jours et paf, une claque. En fait, non, il n’en est rien. A la lecture de l’article qui énumère les échecs plus ou moins retentissants des projets lancés en Île-de-France depuis 2 ans un trait commun semble les relier : ils concernent tous des clubs sans grande histoire, sans soutien populaire massif et sans envergure sportive notoire.
Football365.fr (AS Ararat), Paris Banlieue Sud (voir notre article sur ce sujet), Michel Moulin et Cmonclubdefoot.fr (US Sénart-Moissy) ont chacun lancé un appel à devenir socios d’un petit club d’Île-de-France. L’idée : récolter des fonds pour soutenir financièrement un club et prendre part au décisions. L’argument : devenez décisionnaire de l’avenir d’un club de foot, avec un projet sportif ambitieux, voire farfelu (la ligue 1 en 5 ans, pour l’UJA qui pointe en CFA). Le résultat : un échec immédiat ou lors du renouvellement de l’abonnement. Le biais : pourquoi investir ou réinvestir dans un club qui n’évoque rien pour le potentiel socios, qui ne progresse pas sportivement et qui n’offre qu’un pouvoir décisionnaire marginal ?
Au final, seul le projet Cmonclubdefoot.fr survit selon L’Equipe mag. C’est presque un encouragement pour le projet des Socios à Paris. Nous, ce que nous voulons mettre en place, c’est un système totalement dévolu aux socios, comme au Real Madrid, au Barça ou ailleurs. Avec un point de départ nécessaire : l’amour d’un club, d’un maillot, d’une histoire.
Forcément, l’investissement financier nécessaire à notre projet est bien supérieur aux autres malheureuses tentatives, mais l’objectif final est tellement plus motivant !
Voici un projet de socios bien construit. Le site est clair, la documentation fournie, le calendrier précis. Tout pour séduire en somme. Sauf que ce n’est pas le PSG qui est visé. Voilà où ça bloque. Moi, je suis amoureux du PSG et de Paris. Je ne connaît pas spécialement la banlieue sud et encore moins les clubs qui s’y trouvent.
Pourtant tout y est dans ce projet : les volets financier, juridique, sportif et le calendrier semblent tenir la route. Mais je ne suis pas séduit par la démarche qui veut regrouper des socios et choisir ensuite le club sur lequel ils jetteront leur dévolu et leur argent. Ca ressemble d’ailleurs un peu à un nouveau riche qui veut absolument s’acheter un club et fini par poser sa fortune au hasard sur le bureau de Manchester City parce que le club est en Premier League, qu’il est à vendre et que c’est bien comme ça.
J’espère que les initiateurs de ce projet réussiront dans leur entreprise mais il me semble tout de même que leur cheminement n’est pas centré sur l’attachement à un club comme le suggère le concept de socios. Allez demander à un socios du Real Madrid s’il aurait pu donner sa cotisation au FC Barcelone. Vous allez être reçu.
Enfin, j’attire l’attention sur la composition du bureau directeur de ce futur club. Il est écrit dans le projet (8è paragraphe) qu’il sera composé à moitié par les élus des socios, sujets à renouvellement, et à moitié par les membres créateurs de l’association Paris Banlieue de manière permanente. Pourquoi ne pas donner tous les sièges aux socios ?
Ça y est, c’est ouvert. Plusieurs mois que je mûris cette idée, cette envie. Plusieurs mois que j’en parle autour de moi, que je tâte le terrain. En ce dimanche de PSG-Lyon je lance l’offensive.
Une idée simple qui prend racine sur trois constats. Premièrement, il n’existe plus de joueur viscéralement attaché à un club et son histoire, c’est pas Heinze qui dira le contraire. Deuxièmement, il n’existe plus de mécène amoureux d’un club, d’un stade. Troisièmement, il existe et existera toujours des supporters qui n’imagineront même jamais porter une autre tunique que celle qui compte vraiment.
Sur ce constat, il paraît aberrant d’avoir laissé si longtemps les clés d’un club, les clés de notre passion, à des gens qui ne partagent pas nos valeurs et nos attentes. Il serait temps de décider nous-même du devenir de notre centre d’intérêt commun, de notre identité partagée.
Tout est flou pour l’heure. La méthode, la stratégie, la faisabilité, etc. Tout demande à être précisé. Ce site veut mettre en relation tous ceux qui soutiennent l’idée d’installer des socios à Paris et leur permettre d’échanger leurs connaissances et savoir-faire pour étudier de plus près cette belle ambition.
Pour commencer, jetez un oeil à cet article qui permet de mieux cerner les contours du projet : Quelques chiffres…
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